02/10/2025
L'interview de Maëlle Faynel, les 5 dates + Bonus
Nouvelle Conquérante au CTHB, Maëlle Faynel a été attirée par le hand juste avant d’entrer au collège : « J’ai testé du côté de la gymnastique…mais j’étais déjà très grande. Je me suis ensuite tournée vers le judo…mais j’étais la seule fille dans le club. Finalement, mon père m’a parlé de sport collectif, d’un collègue qui était président du club de hand des Vallées du Gier et j’ai pris ma première licence à dix ans. L’année suivante, en entrant au collège, j’ai poursuivi en club et avec l’UNSS avant d’être repérée par un entraîneur de Saint-Chamond. »
Un premier repérage qui a débouché sur une série de sélections en Inter-Comités puis en Inter-Ligues et s’est achevé sur une entrée au pôle de Lyon en classe de troisième : « J’y suis restée quatre ans et c’est là que tout s’est mis en place pour la suite de ma carrière. J’appréciais beaucoup le poste d’arrière gauche mais je jouais trop collectif. Je préférais donner de bons ballons aux autres plutôt que d’aller au tir… et j’ai été orientée vers le poste de pivot pratiquement dès mon arrivée au pôle. Sur le coup, ça m’a un peu contrariée mais, en fin de saison, après plusieurs stages de regroupement, j’ai été élue meilleur pivot. »
C’était le pied à l’étrier pour Maëlle qui est sortie du pôle avec un bac en poche et surtout une place dans un centre de formation. La suite d’un deuxième repérage très important : « Geoffrey Terver, entraîneur à Vaulx en Velin, suivait régulièrement mes prestations. J’ai rejoint le centre de formation de Bourg de Péage dont il est devenu le responsable et, comme au pôle, je suis restée quatre ans. Durant les deux premières saisons, j’ai joué en N2 puis N1 et, après renouvellement du contrat, j’ai intégré le groupe, coaché par Camille Comte, qui jouait en D1. Malheureusement, tout s’est arrêté brutalement à Bourg de Péage. J’ai pu poursuivre en LBE en signant à Saint-Amand les eaux et, à l’heure d’un nouveau challenge au printemps dernier, j’ai choisi de venir à Chambray. J’y ai retrouvé avec plaisir Lucie Modenel, Emma Perche et Camille Comte dans un club qui a une très bonne image de marque. J’avais envie de jouer des matchs de Coupe d’Europe…ça ne va plus attendre très longtemps ! »
Les cinq dates choisies par Maëlle :
Mai 2019 : Mon premier match avec du temps de jeu en D1. C’était contre Le Havre, un match à grosse pression puisqu’on jouait le maintien. On l’a gagné et j’ai inscrit mon premier but. Inoubliable !
Mars 2021 : L’année où j’ai signé mon premier contrat professionnel. J’étais super contente, j’espérais continuer avec Bourg de Péage et avec Aminata Sow au poste de pivot. C’est ce qui s’est passé et nous avons vécu une superbe saison 2021-2022.
30 novembre 2022 : Match contre Nantes. Nous ne savons pas que c’est le dernier en portant le maillot de Bourg de Péage avant la liquidation…La suite a été très dure à vivre.
Février 2023 : Une longue attente avant d’être appelée par le club de Saint-Amand. J’y suis allée comme joker médical et j’y suis restée pendant deux saisons et demie.
8 Juin 2025 : Comme six ans plus tôt, nous jouons un match décisif pour le maintien avec Saint-Amand contre la Stella Saint-Maur. Ça se finit par une belle fête après la victoire !
Et un petit bonus avec Maëlle…
Maëlle a poursuivi ses études après avoir obtenu son bac ES : « Ce n’est pas très facile de concilier des études universitaires avec un parcours professionnel en handball. Je suis titulaire d’un BTS d’assistante commerciale. »
Quelques phrases pour répondre à la question « Qu’aimes-tu ? » :
- En musique : J’aime écouter du rap français et du rock des années 90.
- Au cinéma : Je suis amatrice de films mais je n’ai pas beaucoup de temps pour aller au cinéma. J’apprécie autant la série des Matrix qu’un film comme « Le cercle des poètes disparus ».
- Côté voyages : J’aime particulièrement aller au Danemark. Ça a été le cas quatre fois…et je pense que ça ne s’arrêtera pas là. J’ai bien aimé aussi mes séjours au Portugal, en Grèce et en Tunisie.
- En cuisine : J’adore un plat cuisiné par ma mère qui est tunisienne. Il porte un nom très compliqué, le « Mloukhiya ». Ce sont des morceaux d’agneau mélangés avec une sauce légèrement épicée, c’est vraiment délicieux quand on le déguste avec du bon pain.
Et la petite dernière pour conclure : Pourquoi as-tu choisi de porter le numéro 20 sur ton maillot depuis des années ?
C’est le numéro qui m’a été proposé quand j’ai joué en équipe de France jeunes. Je n’avais pas de numéro favori jusque-là mais j’ai conservé ce numéro 20 en LBE à Bourg de Péage et à Saint-Amand. Il n’était pas attribué à une autre joueuse du CTHB quand je suis arrivée... le choix a été facile !